Qu’est-ce que le « Trapped Cash » ?

Le « Trapped Cash », ou le cash piégé, est de plus en plus courant dans les conversations des trésoriers car le besoin de consolider l’ensemble des liquidités est un enjeu majeur pour les entreprises. Ce terme générique identifie, souvent dans un contexte international, des zones à partir desquelles il est très compliqué de sortir du cash pour le rapatrier vers d’autres pays. Et c’est bien là, la difficulté des trésoriers.

Qu’est-ce que le «Trapped Cash»?De nombreuses raisons peuvent expliquer cette complexité : non-convertibilité de la devise du pays, contrôle des changes, sur-taxation des flux de cash sortants du pays, etc. Parmi les pays desquels il est difficile d’extraire du cash, on retrouve sans grande surprise : l’Argentine, le Venezuela, la Brésil mais aussi l’Inde, la Corée du Sud ou encore la Thaïlande.

Dans cette liste non exhaustive, on retrouve également la Chine, qui cependant accompli des efforts considérables pour faciliter la sortie du cash hors de ses frontières. Depuis 2013, il est par exemple possible de mettre en place des prêts intragroupes (de la filiale chinoise vers la maison mère en Europe), et ce sans l’accord préalable de la banque centrale de Chine comme cela était le cas auparavant. 

Dans les faits, on s’aperçoit que le cash piégé ne se situe pas seulement dans les marchés émergents ou les pays exotiques. En effet, nombre d’entreprises sont également contraintes de mobiliser une partie de leur cash sur des opérations réalisées en Europe.

Et parmi les plus opérations courantes qui imposent de disposer de liquidités, on retrouve les transactions liées aux couvertures de risques. En effet, à ces opérations de couvertures sont de plus en plus régulièrement associés des collatéraux. Il est alors nécessaire d’immobiliser suffisamment de cash pour répondre à ces appels de marge potentiels. Par ailleurs, les entreprises peuvent aussi immobiliser une partie de leur cash en mettant en place des cautions bancaires qui requièrent souvent des dépôts. 

Actuellement, le besoin de rapatrier des liquidités trouve sa source dans un contexte d’optimisation des ressources financières. Certaines entreprises vont chercher, à travers le cash rapatrié, à rééquilibrer leur structure financière, en remboursant par anticipation une partie de leur dette. D’autres vont vouloir réduire leurs frais bancaires en optimisant leur gestion de trésorerie. Enfin, certaines entreprises seront désireuses de concentrer leur cash afin d’optimiser le taux de rendement associé à ces disponibilités à travers la mise en place de programme comme le Dynamic Discounting.

Par ailleurs, les différents acteurs du marché - que sont les agences de notations, les investisseurs, les analystes financiers - sont eux-mêmes de plus en plus attentifs au cash dont disposent les entreprises: « Cash is Still King » !

Ainsi, que ce soit dans une optique stricte d’optimisation financière ou en réponse à des enjeux de communication, il est dans tous les cas primordial de s’atteler au traitement du « trapped cash ».

Une première  étape consiste à identifier, puis suivre l’évolution des poches de liquidité au sein du groupe afin de mesurer les enjeux et connaître les marges de manœuvre en cas de besoin d’utilisation de ce cash. Une solution globale de gestion de trésorerie - connectée aux banques du monde entier - comme celle proposée par Kyriba apporte évidement une réponse à ce besoin.

Date: 
16 novembre 2015