Fraude aux paiements : 5 questions que vous devez vous poser !

Selon l’étude 2016 de l’AFP (Association for Financial Professional) sur la fraude aux paiements, 48% des sociétés déclarent avoir subi un transfert bancaire ou une tentative de fraude en 2015, soit une progression de 27% par rapport à 2014. De plus, 49% des personnes interrogées affirment que ces tentatives de fraude réussies ou signalées pourraient atteindre la somme de 50.000 à 2 millions de dollars. En fait, le rapport  2016 réalisé par l’ACT (Association of Corporates Treasurers) et Kyriba démontre que « le risque de fraude est en croissance en 2016, avec perte financière et réputation potentielle, et révèle une augmentation de 20% par rapport à l’année précédente du nombre de sociétés ayant été la cible d’une tentative. La perte la plus importante connue ce jour est de 2,5 millions suite à une seule tentative. »

Au delà des pertes financières, le risque lié à la perte de réputation est réel ! Les articles de presse concernant des sociétés renommées sont nombreux et les fraudes révélées en 2015 dévoilent des pertes allant de 1 à 17 millions de dollars.

Fraude aux paiements: 5 questions que vous devez vous poser!

Malgré ces chiffres élevés, beaucoup d’entreprises déclarent  effectuer leurs paiements à travers plus de dix systèmes différents et ne disposer d’aucune visibilité sur les processus, les émetteurs et les approbateurs. Le manque de centralisation et de transparence sur les processus augmente les opportunités de fraude et de cybercriminalité. Pour mieux évaluer vos risques, voici 5 questions que vous devez vous poser :

 

1/ Combien de systèmes de paiement disposons-nous dans le groupe ?

Le scénario idéal est de disposer d’un système centralisé qui couvre au moins 98% des paiements depuis un seul et unique système

2/ Les flux sur les paiements sont-ils cohérents pour l’ensemble des services (que ce soit pour les paiements domestiques que les paiements internationaux) ?

Dans les grandes entreprises,  les flux et processus de validation doivent être standardisés pour minimiser la fraude – peu importe le pays d’émission ou de réception, l’entité émettrice ou la banque.

3/  Les flux sont-ils gérés et contrôlés ?

Des systèmes ou des procédures désagrégés créent des opportunités de fraude en raison du manque de visibilité. Même si les équipes sont décentralisées, la visibilité et le contrôle des paiements doivent être centralisés par le biais d'un ensemble de procédures globales pour les émetteurs des paiements, les  approbateurs, et les signataires.

4/ Pouvez-vous signaler et certifier vos rapports sur les approbateurs ?

Mettre en place des procédures de paiement centralisées est important, mais il est tout aussi important de documenter les contrôles liés aux paiements : pistes d’audit, ‘centres de contrôles’ et procédures réconciliées sont critiques pour démontrer que les techniques de prévention contre la fraude sont en place mais aussi que les fonctions de détection de la fraude sont utilisées.

5/ Est-ce que la trésorerie est liée avec un système de paiement ?

La trésorerie nécessite de la visibilité sur les paiements émis pour optimiser le déploiement du cash et des liquidités. Par ailleurs, sans transparence sur les paiements sortants, le service trésorerie ne pourra pas réconcilier les paiements validés avec les confirmations de paiements – une bonne pratique clé dans la détection de la fraude.

La fraude aux paiements est malheureusement aujourd’hui plus une probabilité qu’une possibilité. Les schémas des fraudeurs sont de plus en plus sophistiqués et ciblent les points faibles des entreprises comme les systèmes disparates et l’absence de centralisation. L’intégration de la politique des paiements avec le système d’information réduit le risque de fraude qui commence à se traduire par une valeur financière quantifiable.

 

Date: 
7 juin 2016